Je suis née de mère hôtesse d'accueil au crédit mutuel, et de père imprimeur. J'ai passé la plupart de mon temps à jouer entre les cartons, ou sur Paint, et à faire ma sieste sur des liasses de papier avec ma couverture et mon lapin bleu et blanc. Je voyais les deux ou trois employés de mon père charger la machine d'une quantité de feuille ou bien y mettre de l'encre. Lorsque nous sommes enfant, nous idéalisons toujours nos parents, et je crois que cette entreprise à été la naissance de ce passe-temps.
Cependant lorsque j'étais en âge d'entrer à l'école élèmentaire, je ne sais pourquoi, les cours habituels ne me suffisait pas pour vouloir apprendre à lire et à écrire. Surement avais-je eu un blocage dû à une cause qui m'est encore inconnue. Une institutrice a alors décidé sous l'accord de ma mère, de me prendre à toutes les récréations dans le but que je puisse passer la classe supérieur, pendant que les autres s'amusaient. Je n'avais d'autre solution que d'apprendre et de passer mon temps a essayer de déchiffrer ces lettres qui se présentaient à moi. Ce passage de ma vie d'enfant est-il surement responsable de ma solitude et mon esprit rêveur. Plus tard je passais la plus grande partie de mes récrés avec un livre à la main ou avec une feuille et un crayon.
Notons aussi que j'ai un frère, de 13 ans plus âgé que moi, alors on peut dire qu'on m'a élevé comme une fille unique. Ma s½ur n'a été que ma meilleure amie, celle qui cassait mes jeux de solitude avec mes poupées. Nous avons grandies ensemble, et pris une route différente, pour nous retrouver trois ans plus tard. Elle a été ma première véritable déception. Elle m'a appris durant cette période, la souffrance, la rancune, l'écriture mélancolique : la vie en générale. Mais avant d'écrire pour un garçon qui ne m'aimais pas, ou pour divers frustration de ce genre, je créais le beau, l'irréel, le rêve. J'inventais, j'imaginais le monde dans lequel j'aurai aimer vivre, être une autre Shinn plus parfaite, par le biais de petite histoire ou début de récit. Ma mère me dit que je notais tout ce que je voyais, comme un film par exemple. Peut-être étais-ce pour ne pas oublier, pour me souvenir des bons moments passés ou de ce que j'avais apprécié. Ce mot m'a toujours semblé une chose flou, car à part dans notre tête ou sur les photos, nous n'en avons pas.
Je peux dire que mon inspiration vient de deux choses : de cette âme d'enfant, la tête dans les étoiles, vivant à 10 milles lieux de là. Mais aussi pour la décharge de ces sentiments qui m'accablent, et qui aujourd'hui me semble une chose indispensable. Voila pourquoi une histoire parlant d'une jolie jeune fille imaginaire peut paraître heureuse, alors qu'un texte personnel pourra vous faire penser à une personne malheureuse.

