Je ne m'intéresse que peu au sujet de philosophie de cette séquence, préférant rêvasser, écrire ou simplement regarder le temps qui passe. Ce matin mon humeur était massacrante, en ayant assez de cette faim constante et de ces maux de ventre qui me bouffe le moral. Même si cette cause est inconnue au personne qui m'entoure, mes yeux noirs ont dû vite se remarquer. Même cette fille que je cotoye ne m'a pas adressé la parole pour me tirer un mot de la bouche, pas même un "bonjour".

A vrai dire j'ai hâte de revoir ces autres filles dispersés dans d'autres classes que la mienne, pour oublier mon humeur bougonne. Elles ont cette joie contagieuse, qui se transmet comme un virus, mais qui semble pour moi plus un remède qu'une maladie. Excepté une, qui semble immunisé contre ce qui semble pour elle une malédiction. Elle nous regarde avec ce regard mauvais ou bien pas du tout, préférant lire des mots abrégés sur un engin électronique.

On m'a dit l'autre jour, que je ne parlais que peu du contact humain de manière positive, et c'est vrai ! Si je ne ressens pas le besoin de vous parler de ces filles, c'est uniquement qu'elles sont aussi, une thérapie pour moi. Pourquoi me plaindrais-je donc de mon "remède" ? Mais aujourd'hui j'ai envie de dire à tous qu'elles me sont essentielles, que sans elles, ma vie serait un véritable chaos quotidien. Certes vous me direz, que des amies on peut en trouver partout, mais j'ai bien souvent chercher, et je vous direz que "non" ! Mon année de Terminale est de loin la meilleure que j'ai pu passé, malgré quelques soucis que j'aurai préféré ne pas en être victime. Avouez qu'on a fait quand même pas mal de chemin ensemble, on a passer trois années a murrir et à grandir ensemble - plus avec certaines. Il y en a qui reste, d'autres qui partent dit le proverbe, mais j'aimerai que cette unité reste prés de moi, durant plusieurs années encore.

L'année prochaine nous nous disperserons dans diverses villes et universités. Plus j'y pense et plus j'aimerai retarder ce moment, pour que ce pincement au c½ur que je ressent s'atténue un peu. Je retrouverai une autre amie qui m'est chére la semaine ( Lucy ), mais je vous promet de vous consacrer mon week-end pour que ces bons moments passés avec vous, ne s'arrête pas.

P.S : pardonne moi pour tout céline, combien j'ai pu te blesser, car aujourd'hui tu me soutiens, et je ne m'étais pas encore rendu compte, à quel point tu étais une chic-fille. Je te souhaite tout le bonheur du monde, à toi et a ton amoureux !


Marion, Chloé, Sandrine, Florence, Céline
Ce que j'appelle mon remède, ma joie de vivre au quotidien !
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 09:17

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 09:33

Ecrit le mercredi 03 mars 2009

Depuis quelques temps, la chanson d'Indochine, provenant de son dernier album, me tourne dans la tête pour des raisons que j'ignore. "June", cette jeune fille anorexique qui raconte sa souffrance intérieur est très déroutante, puisque chacun pourrait s'identifier à elle. Non pas par sa maladie, mais la cause de celle-çi, qui nous touche tous plus ou moins profondément. Chaque jour je ressens le besoin d'écouter ces paroles, cette mélodie douce et a la fois violente, juste pour me sentir bien, me sentir libérée. Dire que je le sens bien après avoir écouté cette chanson, est quelque peu paradoxale, car la boule a la gorge, les yeux brillants, une tristesse s'installe. Cette douleur, je la connais, peu importe pourquoi elle est là, je la rescens soudainement, elle me prend, et c'est tout.

C'est ce : " tu vois comment à l'interieur de moi je me sens, personne ne voit" ce que "j'essaye et j'essaye mais je n'y arrive pas". Je crois que nous avons tous ce besoin qu'un autre nous comprenne, que quelqu'un puisse nous soulager de ce fardeau que nous portons. Mais les gens heureux, qui ne voit pas ce que nous vivons, qui ne se sentent pas concerné, ou ignore, s'en foutent pas mal. Car nous vivons dans l'indifference tous les jours : Ces gens que nous croissons dans la rue, passent devant nous et ne voient même pas nos larmes couler, les tremblements qui envahis notre corps, et notre faiblesse intérieur. On envoie un "SOS", on crie un appel au secours, mais personne ne nous entends, ces gens sourds, aveugles, nous laisse seules dans notre malheur.

Voila d'où vient notre véritable souffrance ! Ne me demander pas ce qui me pousse à dire tout cela aujourd'hui, je sais simplement que c'est une maladie propre a l'adolescence qui n'épargne personne.



Ecrit le Vendredi 06 mars 2009

Discussion anodine. Désacord. Contestation. Maladie. Pleure. Haussement de ton. Jugement. Parole blessante. Pleure. Crise d'hyperventilation. Sensation terrible. Besoin de fuir. Pleure. Honte. Pleure. Remord. Incapacité a parler. Sous le choc. Sensation de froid. Horrible. Terrible. Pleure. Mal dans ma peau. " Besoin d'un suivi. Parole capté. Pleure. Pleure. Pleure. Raison ? " Je ne sais pas ". Pourquoi ? " Je ne sais pas ! ". Docteur House. Dessert au chocolat. Lit. Pas envie d'aller au lycée. Néant ... Jeudi 06 mars. Déprimé. Pas envie d'aller au lycée. Déjeuner. Douche. Maquillage. Car 9h30. Car 10h. Pas là ! Telephone. Maison. 13h25. Lycée. Idée noire. Remord. Depression. Soirée MSN remémoré. Vérité. Culpabilité. Menacée. Culpabilité. Amie. Culpabilité. Devoir. Déprimé. Souvenir maudit. Honte. MSN. "Liaisons dangereuses". Pense a rien. Ca va mieux, un peu mieux. Je vais réussir à écrire, un peu, a moins que ce soit simplement l'envie qui me manque, bien que le besoin soit omniprésente. Ca va mieux, un peu mieux, ma culpabilité aussi, bien qu'elle soit toujours au creux de mes sentiments. SHIT !!!!!!

Si ça va pas, parle ça te fera du bien
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 09:18

"Lucile et moi, nous nous étions inutiles. Quand nous parlions du monde, c'était de celui que nous portions au dedans de nous et qui ressemblait bien peu au monde véritable."

 "Lucile et moi, nous nous étions inutiles. Quand nous parlions du monde, c'était de celui que nous portions au dedans de nous et qui ressemblait bien peu au monde véritable."
Ce matin, je me suis énivrée de cette musique qui m'a soudainement fait penser à toi. " Alice et June" Deux jeunes filles soudées par l'amitié d'une façon presque obsessionnelle. Ta Betty, que tu nommes "Besta'h", j'avoue l'envier quelque peu, même si moi aussi j'ai trouver la mienne, depuis quinze ans déjà. Je n'aurai jamais la prétention de rivaliser avec elle, puisque nous ne vivons jamais la même chose avec une autre personne. Toi tu es cette fille mature plus jeune que moi, que j'appellerais aisément "petite s½ur" par le besoin de t'avoir prés de moi, de te porter conseil et de te protéger de toutes ces brutes épaisses ( quoique tu te débrouilles déjà très bien seule ! ) Depuis combien de temps nous connaissons-nous ? cinq ans je crois. J'ai d'ailleurs du mal a me rendre compte que nous avons passé quatre ans éloigné l'une de l'autre, et une autre année plus lointaine à nous disputer et à nous chamailler. Mais nous avons grandi, chacune de notre coté, d'ailleurs peut-être que cette séparation nous a-t-elle été nécessaire pour comprendre qui nous étions.

Tu m'as dit l'autre jour que lorsque nous étions au collége j'avais le regard vide et triste, mais toi savais-tu comment été tu ? Surement oui, toujous à rire, criant contre le monde à la moindre réflexion petite sauvageonne. Tu n'as rien perdue de ce charme qui fait ta personnalité et qui ce voit à ta crinière de lionne. Tu traites les hommes de crétin-pervers et tu as d'ailleurs raison ma belle, "le prince charmant n'existe pas". Surement as-tu grandi trop vite dans ton corps de jeune fille à cause de parents divorcés, d'une soeur trop introvertie, et d'un frére hyperactif.

L'année prochaine l'avenir nous appartiendras, tout sera soudainement plus merveilleux, car avec toi je me porte insouciante de tout, excepté de toi. Deux fois j'ai écrit des textes personnelles pour des amies qui me semblaient simplement essentielles, mais je crois que par les échecs obtenus, j'ai cessé d'en faire. J'ai cessé de croire en l'amitié durable qui ne présente pas de déception ni de nuages. Je sais biensûr qu'il y en aura toujours, mais s'il te plait le moins possible avec toi ! Durant un an nous en avons eu assez, mais sans le savoir je mettais trompée de soeur. Je ne sais pas pourquoi tu es là, pourquoi tu es différente, mais devons-nous toujours tout expliquer ? Je te fais la promesse que c'esy ensemble que nous continuerons notre chemin: prend moi la main je te suivrais où que t'ailles ... Je t'aime ma lucy, ressens-tu pareil pour moi ?


C'est une amitié qu'on ne peut comprendre que lorsque nous l'avons vécue.
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 09:25

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 09:37


Qui m'aime me suivent ....


De misstic, je vais en Shinn, et de Shinn, je m'installe plus ou moins définitivement chez June.


Dans un livre, un chapitre correspond à un évènement précis dans la vie du héros.
Moi j'ai décidé de faire de ce livre, ma vie.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 09:30

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 09:58